Evanescence

Exposition / Photographie

Cette exposition réunit deux séries d’images, commencées il y a une dizaine d’années, et complétées, au fil du temps, jusqu’à aujourd’hui : « Adolescents » et « Coquilles Vides ». Elles sont issues d’une même technique de travail : des images trouvées sont sélectionnées, recadrées, éditées, agrandies et projetées au mur.
« Adolescents » est le fragment d’une archive qui prend une dimension à la fois intime et universelle. « Coquilles vides » est une vision fugace et fragile des espaces intérieurs qui constituent la ville banale.

« J’ai choisi de présenter ensemble ces deux séries car bien que leur thématiques semblent éloignées, ces images sont complémentaires et expriment chacune à leur manière les mêmes sensations et la même intensité. A la confusion adolescente répond en écho le caractère organique, imparfait et hybride des architectures domestiques. Aux mouvements des corps répondent les traces, le potentiel de récits et d’actions, le déploiement visuel et physique de l’espace. Aux vêtements bigarrés répondent les multiples nuances de blanc sur les murs.

On définit souvent une ville par ses monuments, l’ambiance de ses rues et de ses places. Pourtant l’espace public, l’espace du récit collectif, ne constitue que la partie émergée du continent urbain. L’espace privé, domestique, constitue l’essentiel de la matière première de la ville. Ces espaces tortueux et sédimentés s’imbriquent dans des méandres infinis et inaccessibles. Chacun d’entre nous ne visitera jamais qu’une infime partie de ce domaine, théâtre des aventures de la vie privée.

"Coquilles Vides" est composée à partir de photographies trouvées dans des magazines promotionnels ou des sites web édités par des agences immobilières. Sélectionnées, recadrées et redressées, ces images gagnent une force troublante et insoupçonnée. Elles perdent leur sens initial, purement commercial, utilitaire et informatif, pour devenir des scènes d’intérieur fantomatiques et floues.

Ces lieux, étrangement familiers malgré leur absence d’identité et de singularité, forment une ville générique, assemblage de coquilles vides laissées à l’abandon par leur habitants. Les espaces et les pièces se succèdent, leur banalité évoque paradoxalement immédiatement le souvenir de lieux connus intimement et personnellement. La lumière sur le mur, le paysage par la fenêtre, les chaises dans le jardin. Clichés essentiels et radicaux. Ces images rappellent l’ambiance si particulière, suspendue et intemporelle, des peintures du danois Vilhelm Hammershøi. » Philippe Zulaica

Infos pratiques


Accès libre : Oui

Accès handicapé : Oui

Contact / Réservation

Organisateur : Le Lieu Minuscule

Téléphone : 03 26 25 24 29

email : trapezerevue@gmail.com

site web : http://le-lieu-minuscule.tumblr.com/

Tarifs

Gratuit

Date et horaires

Du 16-03-2017 au 30-03-2017

sur rendez-vous

Informations complémentaires

Vernissage le jeudi 16 mars 2017, de 18h à 21h
Visite sur rendez-vous semaine & weekend.

Lieu

Le lieu minuscule
14bis rue Hannequin
51100 Reims
> plan d'accès